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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 05:02

       "Il fit de la boue avec sa salive, et l'appliqua sur les yeux de l'aveugle." Et la lumière a jailli de la terre, comme au commencement, quand la ténèbre était répandue sur tout, et qu'il a commandé à la lumière et qu'elle est née des ténèbres (Gn 1,2-3).

       Ainsi il a guérie un défaut qui existait depuis la naissance, pour montrer que lui, dont la main achevait ce qui manquait à la nature, il était bien celui dont la main avait façonné la création au commencement. Et comme on refusait de croire qu'il était avant Abraham (Jn 8,57), il a prouvé par cette oeuvre qu'il était le Fils de celui qui, de sa main, "forma la premier Adam avec la terre" (Gn 2,7). Il a fait cela pour ceux qui cherchaient des miracles afin de croire : "Les juifs cherchent des miracles" (1Co 1,22). Ce n'est pas la piscine de Siloé qui a ouvert les yeux de l'aveugle, comme ce n'était pas les eaux du Jourdain qui ont purifié Naaman (2R 5,14) : c'est le commandement du Seigneur qui accomplit tout. bien plus, ce n'est pas l'eau de notre baptême, mais les noms de la Trinité qu'on prononce sur elle qui nous purifient.

       "Il enduisit ses yeux de boue", afin que les pharisiens nettoient l'aveuglement de leur coeur. Ceux qui voyaient la lumière matérielle étaient conduits par un aveugle qui voyait la lumière de l'esprit; et, dans sa nuit, l'aveugle était conduit par ceux qui voyaient extérieurement, mais étaient spirituellement aveugles.

                                                            Saint Ephrem (v.306-373)

                                                        Parole et Prière n°81 mars 2017

 

Conversion de la semaine

L'aveugle voit, avec ses yeux mais aussi avec son coeur.

Essayons de prendre le temps de regarder et écouter ceux que nous rencontrons.

 

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Published by Paroisse Saint Pierre en Pays d'Auge - dans Carême 2017
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 06:04

Laisser jaillir en nous la source

 

       Un récit évangélique qui jaillit comme une source dans un clair matin, c’est cette grâce du dialogue entre Jésus et la Samaritaine. Vous vous rappelez les termes de ce dialogue : comment Jésus, partant de l’eau du puits, éveille peu à peu dans la conscience de la Samaritaine, une pécheresse, le sens de la présence divine en lui faisant découvrir précisément Dieu à l‘intérieur d’elle-même, au plus secret de sa conscience, comme une source qui jaillit en vie éternelle.

          Cette révélation indépassable, éternelle, infinie, n’a pas encore été comprise et ne peut l’être, en effet, que par une conversion très profonde, encore bien rare. Et pour juger avec justesse de la crise actuelle, à laquelle nous assistons, à laquelle nous participons, nous pouvons porter ce diagnostic : cette crise tient essentiellement à l’ambiguïté liée à la notion même de Dieu.

       De quel Dieu parlons-nous ? Est-ce que Dieu est un pouvoir extérieur à nous, qui nous domine, nous assujettit, nous pose une énigme, ou bien est-il une source qui jaillit en nous comme une vie éternelle, comme un espace illimité où notre liberté respire ? Il s’agit justement de passer du dehors au-dedans, de découvrir un ciel intérieur à nous-mêmes, d’entrer en contact et en dialogue permanent avec le visage bien-aimé, imprimé dans nos cœurs.

                                             Père Maurice Zundel (+1975)

                                              Magnificat n°292 mars 2017

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 06:27

 

Sois transfiguré…

 

        Notre visage ressemble étrangement à un livre ! On peut y lire tellement de choses ! Nos joies, nos peines, nos questions, nos attentes, nos lumières… Tout s’y imprime. J’aime les visages.

       J’aime les visages des enfants, le temps n’y a pas déposé de poussière et il fait clair en les regardant.

       J’aime les visages des personnes âgées, le temps y a écrit une longue histoire, et les sillons creusés en disent long sur le chemin parcouru.

       Tant de visages multiples et différents, chacun pour sa part, visage de Dieu.

       Les visages sont un miroir, ils sont aussi une porte d’entrée. Un sourire m’accueille souvent bien mieux que tous les discours. Les yeux savent parler un langage universel. Le visage est le cœur de la communication : voir, entendre, sentir, parler.

       Jésus le savait bien, lui qui posait un regard simplement pour dire qu’il aimait. « Il a posé sur moi son regard et ses yeux en disaient long… » Tu m’as dit que les yeux étaient le reflet de l’âme, les tiens, je le proclame, sont les miroirs de Dieu.

       Ton visage me dira sans doute qui tu es mais aussi sûrement ce qui t’habite ! En cette marche vers Pâques, je te souhaite un visage lumineux, transfiguré, avec des oreilles qui sauront entendre, des yeux qui sauront voir, et une bouche qui saura parler et chanter.

Paroisse Saint Bernard du Mont Blanc

 

Conversion de la semaine

"Donne-moi à boire." Nous avons tous soif d'amour.

Essayons d'être attentif aux autres

 

 

 

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