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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 08:13

 

            "Le sacrement du Mariage est le second et dernier des sacrements de vie. L'alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu'à la génération et à l'éducation des enfants, a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement." (Catéchisme de l'Eglise catholique)

 

Les mains

La Virginité avant le mariage

            Je ne saurai trop vous encourager, mesdemoiselles, à garder précieusement cette virginité en vue de l'offrande de votre vie, soit dans le mariage, soit dans la consécration à Dieu. J'ai bien conscience en vous disant cela d'être en décalage complet avec notre société. Nous ne sommes pas nombreux à vous tenir ce langage... Mais j'ai précisément été appelé comme prêtre pour faire entendre autre chose que ce que le monde fait entendre. Oui, la virginité a du sens.

            Et vous, mes "damoiseaux" (on manque d'un mot pour désigner les jeunes garçons), je vous invite à garder votre virginité en respectant la virginité de la femme. Votre virginité est abritée dans le corps de la femme. Car cette virginité dit le sens de la relation, et à Dieu, et entre nous.

                                                  Père Emmanuel Schwab

 

Le mystère de mariage

            Par votre vie, témoignez autour de vous de l'originalité, de la singularité du mariage chrétien que si peu de gens, et même si peu de chrétiens comprennent, le réduisant à un mariage civil saupoudré de quelques rites religieux. Vous êtes chargés de révéler la sacramentalité, la signification du mariage dans toute la richesse de son mystère.

            Le mariage est le symbole du don que le Christ fait de sa vie pour l'Eglise, il signifie l'alliance de Dieu avec son peuple. Ce thème mystique peut paraître à certains inaccessible, voir irréel. Il demeure pourtant le fond même du mariage chrétien où des époux croyants, par leur vie commune, annoncent prophétiquement la création nouvelle où seront parfaitement conjuguées l'intimité et l'universalité de l'amour, sans que la première perde de sa profondeur, ni la seconde de son extension.

            Ce sacrement est grand, disait saint Paul (Ep 5,32). Oui, très grand. Avec la grâce de Dieu, il faut avoir le courage de se hisser à ce haut niveau de réalités spirituelles. Sinon, on ne comprend rien au mariage proprement chrétien. Sans doute, le christianisme n'est pas une religion de héros ou d'élite ; il est cependant une religion de saints, une religion du sel et du levain.

                                               Cardinal Roger Etchegaray

 

L'amour ne doit par mourir

            L'amour ne doit par mourir. Tout mariage porte un voeu d'éternité. L' "unité du Saint Esprit", à quelque niveau qu'elle se situe, ne peut-être une passade. Elle est, de sa nature, don total : tout mon être, toute ma vie, donc "tout jour" que j'aurais à vivre. Comme l'homme est un être de durée, une flèche vers l'avenir, son don total est forcément une promesse de fidélité pour demain, pour "tout jour".

            Mais fidélité n'est rien si elle n'est pas fidélité à une personne, et donc amour vivant pour quelqu'un. Elle n'est rien si elle n'est que référence statique à un contrat, au lieu d'être invention quotidienne d'une histoire d'amour. Elle n'est rien si elle n'est que permanence d'une chaîne, au lieu d'être dynamisme d'un don et, s'il le faut, d'un pardon. Dieu est Amour, Amour inconditionnel. Fils ou fille de Dieu, je ne suis pas vraiment moi-même si je ne suis pas amour inconditionnel, comme mon Père Dieu, comme mon frère Jésus Christ.

            C'es pourquoi l'amour des époux ne peut s'exprimer en termes de droits et de devoirs. Accompli comme un devoir, l'amour dans le mariage n'est plus "accompli" et les droits du conjoint sont bafoués. Le droit premier de la femme ou du mari, c'est de recevoir tellement plus que des droits!... Dans l' "unité du Saint Esprit", il ne peut y avoir des normes à l'amour. "La mesure d'aimer, c'est d'aimer sans mesure", a-t-on dit. L'amour normal, c'est l'amour fou. "Je vis, non plus moi, c'est ma femme, mon mari qui vit en moi."

                                                  Théophile Rey-Mermet

 

 Le Plaisir

            Oui, le plaisir ! Il nous est souvent apparu comme défendu. On dirait que le plaisir est indéniablement lié au péché. Et pourtant, mes sentiments sont des états d’âme qui ont besoin d’être extériorisés pour vivre. Mes émotions extériorisent mes sentiments. Le plaisir est une émotion qui révèle mon état d’âme, mes sentiments.  

            Attention ! Ce n’est pas le plaisir qui est mauvais. Le plaisir est nécessaire à ma vie. "Je le fais parce que ça me fait plaisir" disons-nous souvent. Si le plaisir que je vis dans l’instantanéité contredit mes sentiments intimes, je vis dans la fausseté. Et c’est là que le plaisir mérite d’être questionné. Si  le plaisir m’amène à dévier de mes choix fondamentaux, c’est là que j’erre à cause du plaisir.  

            Oui, j’ai  bien compris, je dois aimer Dieu de toutes mes forces, de tout mon cœur. Aimer Dieu de tout son cœur, c’est aussi aimer Dieu dans le plaisir. Le plaisir qui détend, qui fait remonter mes espaces d’enfance parce qu’il laisse place au jeu, qui invite parce qu’il exerce une attirance. Mais s’il contredit mes sentiments, il me plonge dans le mensonge.  

            Le plaisir sexuel est bon. Il doit manifester la joie des rencontres, la joie des intimités entre deux êtres. Mais s’il n’est recherché que pour lui-même, il campe les êtres dans la plénitude de l’instant et déçoit en n’extériorisant que des sentiments de tristesse.  

            Le plaisir est un langage qui doit être vécu par « une tête, « un cœur » et « un corps ». Le plaisir me permet de dire à l’autre l’intensité de mon amour. Il nourrit mon sens des responsabilités. Il donne de la saveur à la vie. Le plaisir qui n’est pas habité par un sentiment vrai conduit à la déception parce qu’il me projette hors du réel.  

            L’être doit vivre au niveau des sentiments. Ses émotions doivent révéler ses sentiments. Si un être ne vit qu’au niveau de ses émotions, ne parlons plus de fidélité. Toutes les expériences émotives ne sont que des feux de paille. Vivre des expériences uniquement pour le plaisir comble un moment ponctuel d’une vie, fausse les vraies pistes de la liberté, fait se contenter d’un

bonheur court terme.  

            Si le feu du plaisir s’éteint, un être habitué à vivre au niveau du plaisir perd sa raison de vivre. Quand l’émotion ne s’allume plus, il n’a plus de raison de poursuivre son projet. Quand le plaisir révèle la réalité des sentiments, même s’il s’affadit parfois, les liens qui unissent deux êtres gardent encore leur raison d’être.  

            Oui, tu aimeras avec ton corps, toujours en vue d’établir une relation vraie avec une personne que tu aimes et tu porteras des fruits qui ébranleront tout ton être. Le plaisir sera au cœur de ta vie et "l’œuvre de chair" chantera ta fidélité. Et ton amour avec Dieu inventera la vie.

                                                                                                     René Pageau, c.s.v.

 

            Dieu nous fait découvrir et vivre  dans le mariage  le désir de faire le bonheur de quelqu'un, désir 100 fois plus fort que celui de mon propre bonheur. L'exercice de ma liberté dans le mariage, c'est de choisir de me mettre au service de l'épanouissement de celle ou celui que j'aime.

                                                              Un anonyme du XXe siècle.

  

 

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Published by Paroisse Saint Pierre en Pays d'Auge - dans Les Sacrements
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commentaires

femmes russe 15/01/2013 14:55

très belle sculpture !