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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 13:47

 

"Chaque oiseau chante comme son bec est fait" disait saint François de Sales. La meilleur méthode d'oraison est celle qui nous convient, dans la mesure où elle nous aide à converser affectueusement avec Dieu, à le contempler.

 

La Méthode de Saint Ignace de Loyola

 

1er temps

Il faut tout d'abord se recueillir en se représentant ce que l'on va faire et devant qui nous nous tenons. Nous nous mettons en présence de Dieu. Nous pouvons faire une inclination ou une génuflexion pour l'adorer.

Nous demandons au Seigneur que nos intentions et ce que nous allons faire dans l'oraison soient orientés vers son service et sa louange.

 

2e temps

Nous choisissons un des épisodes de l'Evangile. Nous le lisons. Nous nous le remettons en mémoire. Nous nous représentons la scène évangélique. Ce, pour fixer notre imagination. Nous nous représenterons cette scène chaque fois que nous le jugerons nécessaire durant le temps de l'oraison. Nous demandons au Seigneur une grâce en lien avec la scène d'Evangile que nous sommes en train de contempler. Par exemple, lorsque l'on contemple l'Annonciation, on peut demander une connaissance intérieur du Seigneur qui pour nous s'est fait homme, afin de mieux l'aimer et le suivre.

Ces deux premier temps doivent être rapides et durer quelques minutes. Ils doivent être vécus dans la paix.

 

3e temps

Nous repassons dans notre mémoire l'épisode évangélique que nous sommes en train de méditer. Nous réfléchissons dessus. Nous essayons de le comprendre, de l'approfondir, de l'assimiler librement. Nous nous demandons quelles conclusions pratiques nous devons dégager de cette méditation de l'épisode évangélique, ce que nous devons faire pour conformer notre vie à ce que nous avons médité, quels obstacles nous devons écarter et quels moyens nous devons utiliser. Il ne s'agit pas de prendre chaque jour des résolutions nouvelles mais de mener à bien, avec plus d'amour celle que l'on a prise. Cette méditation va réveiller en nous ce que saint Ignace appelle des affections : des mourvements de foi, d'espérance, de charité; des sentiments d'adoration, d'admiration, de louange et d'action de grâces; des actes d'offrande  de soi, de confiance, de honte, de repentir. Nous nous laissons saisir par ces affections qui transforment notre méditation en prière. Lorsque nous trouvons notre nourriture dans des pensées ou des sentiments sur un point donné de la méditation de l'épisode évangélique, il est inutile de passer à un autre.

 

La conclusion

La conclusion de l'oraison, c'est le colloque : nous nous représentons le Christ et nous dialoguons avec lui, comme un ami qui échange des confidences avec son ami ou comme un fils parle à son père. Nous pourrons tantôt solliciter quelque faveur, tantôt nous accuser d'une faute commise, tantôt confier au Seigneur nos pensées, nos doutes, nos difficultés, nos espérances, nos projets, nos résolutions et implorer son conseil, son réconfort et sa force. On terminera par le Notre Père.

 

Après l'oraison

Nous examinons comment elle s'est déroulée. Nous rendons grâce à Dieu si tout s'est bien passé. Nous nous repentons si, par notre faute, il y a eu des déficiences. Nous recherchons les raisons pour lesquelles la méditation n'a pas bien réussi et nous prenons des résolutions pour l'avenir. Nous pouvons aussi noter les lumières reçues dans l'oraison : cela nous permet d'y revenir.

                                                                  Père Philippe Beitia

        Conseiller spirituel de l'Equipe Responsable France-Luxembourg-Suisse

 

 

 

 

 

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Published by Paroisse Saint Pierre en Pays d'Auge - dans Spiritualité
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