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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:58

 

 

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L'Eucharistie, un cadeau

            Le dimanche de la "Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ"; l'Eglise nous invite à rendre grâce pour le don de l'Eucharistie. Fabuleux cadeau que celui-là! Cadeau renouvelé dont nous perdons parfois le sens. Nous communions un peu par habitude (excellent habitude, tout de même), sans vraiment nous émerveiller, parfois même avec une certaine négligence.

            Jésus offert, Jésus présent, là, devant nous, pour nous! Et nous, si peu offerts, si peu présents...

             Lorsque nous entrons dans une église, commençons par chercher le tabernacle, lieu de la présence du Seigneur dans les Saintes Espèces. Devant le tabernacle, on fait une belle génuflexion, accompagnée d'un vrai, grand et beau signe de croix et d'une petite oraison "maison" : une manière polie et affectueuse de dire bonjour au Maître des lieux.

            En passant devant l'autel, n'oublions pas de nous incliner comme si nous étions devant le Christ Lui-même. Comme le serviteur s'incline devant son roi, le fidèle rend hommage au Seigneur avec son corps.

            L'offertoire - ou plus exactement la "présentation des dons" - nous donne l'occasion unique et prodigieuse de présenter notre propre offrande pour l'unir à celle du Christ. Nous sommes invités à déposer notre travail, nos activités, nos soucis et nos joies dans la patène pour les présenter au Seigneur; nous sommes invités à remplir le calice du vin de notre propre vigne. Qu'allons-nous offrir au Seigneur, cette semaine? "Ceci est mon corps - Ceci est mon Sang". C'est le prêtre que nous entendons mais c'est le Christ qui parle.

            La consécration, centre et sommet de la célébration eucharistique, nous donne l'occasion d'entendre mais aussi de voir le Seigneur. Avant de nous incliner avec le respect qui Lui est dû, contemplons-Le longuement. Lui aussi nous regarde avant de se donner à nous sous la forme du pain et du vin. N'hésitons pas à nous agenouiller, quand nos genoux nous le permettent et si, par miracle, il reste un prie-Dieu.

            Nous ne pouvons recevoir Notre-Seigneur qu'avec la dignité qui convient. L'Eglise nous demande d'avoir une âme à peu près propre, c'est-à-dire qui ne soit pas verrouillée par un péché grave. Si tel est le cas, il nous faut nous confesser avant de nous présenter à la table du Seigneur. L'Eglise nous demande également de respecter le jeûne eucharistique - une heure, ce n'est pas insurmontable - et de nous approcher de la Sainte Table avec respect.

            Si nous ne recevons pas directement l'hostie dans la bouche, présentons des mains impeccables, bien ouvertes et constituant comme un trône pour le Roi qui va y être un instant déposé. Le prêtre présente le corps du Christ : regardons l'hostie "en ayant conscience que nous sommes devant le Christ Lui-même" (Jean-Paul II, Mane Nobiscum Domine, 2004, 16) et répondons clairement "Amen" pour signifier notre foi en la présence réelle de Jésus dans l'hostie et notre désir de l'accueillir.

            La procession de communion nous donne le temps de nous y préparer. Ce n'est pas le meilleur moment pour observer ce qui se passe alentour! Rentrons plutôt dans cette cellule intérieur, comme disait sainte Catherine de Sienne, pour poser un acte de foi : "Je crois Seigneur que tu es entièrement et réellement présent dans cette hostie".

            En revenant à notre place, rendons grâce pour le don qui vient de nous être fait. Il ne s'agit pas de faire de grands discours, mais de rester présents à la Présence : accueillir un hôte de marque, cela demande une certaine disponibilité.

            "Ô mystère divin, Jésus en moi! Le coeur de mon Dieu bat dans le mien. Je me repose dans son coeur, Il repose dans le mien. Un Dieu consent à cela..." Avec Marthe Robin, émerveillons-nous de l'honneur qui nous est fait. Jésus se donne à nous pour que, à notre tour, nous puissions nous donner à Lui et nous donner aux autres. Puisons l'amour à la source eucharistique pour, à notre tour, "devenir eucharistie" (Patrice de la Tour du Pin).

                                                                Juliette Levivier

                                                     Extrait de "Famille chrétienne"

 

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          "L'Eucharistie ce n'est pas seulement la communion, c'est aussi le tabernacle et l'ostensoir, Jésus présent sur nos autels "tous les jours jusqu'à la consommation des siècles", vrai Emmanuel, "vrai Dieu avec nous", s'exposant à toute heure, sur toutes les parties de la Terre, à nos regards, à notre adoration et à notre amour et changeant, par cette présence perpétuelle, la nuit de notre vie en une illumination délicieuse..." 

                                                        Bx Charles de Foucault

 

            "Pour vivre de l'Eucharistie, il faut, en outre, demeurer longuement en adoration devant le Très Saint-Sacrement, expérience que je fais moi-même chaque jour, y retirant force, consolation et soutien. L'Eucharistie, souligne le concile Vatiacan II, "est la source et le sommet de toute la vie chrétienne", "la source et le sommet de toute l'évangélisation". Le pain et le vin, fruits du travail de l'homme, transformés par la puissance de l'Esprit Saint en corps et en sang du Christ, deviennent le gage d'un "ciel nouveau et une terre nouvelle" que l'Eglise annonce dans sa mission quotidienne."

                                                             Bx Jean-Paul II

 

            "Je fais une heure d'adoration tous les jours en présence de Jésus au Saint-Sacrement. Toutes mes Soeurs Missionnaires de la Charité font aussi leur heure d'adoration. D'après nous, grâce à cette heure d'adoration quotidienne, notre amour pour Jésus devient plus intime, notre amour les uns pour les autres plus signifiant et notre amour pour les pauvres plus compatissant. Notre heure d'adoration quotidienne est notre prière en famille où nous nous réunissons devant le Saint-Sacrement exposé dans l'ostensoir."

                                            Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta

                                                     Extrait des fiches "Croire"

 

Adoration

Un temps de dépouillement

            L'adoration eucharistique est à double sens : le Christ Jésus s'expose à notre regard et à notre prière et il nous invite aussi en retour à nous exposer nous-même à son regard. Ainsi, loin d'être un moment de piété trop volontaire, l'adoration silencieuse peut être un temps de dépouillement, de dépossession et de foi nue. Dans un monde où activité, efficacité et rentabilité priment sur tout le reste, l'adoration eucharistique met l'accent sur la gratuité. L'adoration peut donner une impression de perte de temps, d'inutilité. Mais marquer ainsi un arrêt dans la course de nos agendas, c'est comme remettre les choses à leur place...  Loin d'enfermer dans une relation fusionnelle ou émotionnelle avec Dieu, l'adoration, bien équilibré par la méditation de l'Ecriture, ouvre à l'annonce de l'Evangile et à l'engagement au service des autres.

                                                     Extrait des fiches "Croire"

 

Histoire de la communion fréquente 

            Pendant les premiers siècles du  christianisme, la communion fréquente, voire quotidienne, au corps du Christ, semble avoir été en usage dans l’Eglise.            

            Au Moyen-âge, où pourtant la dévotion eucharistique est grande, on « assiste » à la messe ou on « l’entend » souvent, mais on communie peu. Saint Louis, un laïc, avait reçu de son confesseur l’autorisation de communier seulement six fois l’an, ce qui à l’époque était considéré comme fréquent.

            La situation s’aggrave à la Renaissance, s’arrange à partir du concile de Trente, grâce aux Jésuites, notamment, ainsi qu’à des saints comme Philippe de Neri ou Charles Boromée, grands apôtres de la communion fréquente.

            Les siècles suivants vont voir s’opposer ceux qui prêchent en sa faveur et ses détracteurs, les jansénistes notamment. Les premiers insistent sur le désir que Jésus a de se donner et de s’unir aux hommes, tandis que pour les autres, la communion fréquente représente un manque de respect envers l’Eucharistie. L’Eglise va condamner régulièrement ces derniers par la voix des papes : Innocent X, Alexandre VII…

            Mais le grand évènement, c’est le décret de saint Pie X en 1905. Il prend officiellement position en faveur de la communion fréquente, et même quotidienne, de tous les fidèles en état de grâce : « L’Eglise désire que tous les fidèles s’approchent chaque jour de ce banquet céleste et en retirent les effets plus abondants de sanctification ». Un décret capital à considérer comme irréversible.  

                                                 D’après l’Eucharistie à l’école des saints

                                               Par Nicolas Buttet, édition de l’Emmanuel

                                                Famille Chrétienne n°1825 janvier 2013

 

 

 

 

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Published by Paroisse Saint Pierre en Pays d'Auge - dans Les Sacrements
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